Les conséquences de la crise chez les PME

Si certaines PME avouent ressentir les effets de la crise sur leur activité, d’autres en relativisent les conséquences. Qu’en est-il vraiment ? Etats des lieux.

Des dirigeants plutôt optimistes

Une étude réalisée par l’Institut de sondage Ipsos a démontré que, dans l’ensemble, les PME tiennent le coup face à la crise. La preuve : sur un échantillon de 804 dirigeants de PME, 55 % d’entre eux estiment que leur entreprise résiste malgré un contexte économique difficile. Selon cette étude, deux types de PME sont les plus touchés par la crise. D’une part, les entreprises qui travaillent dans le secteur industriel, et d’autre part, celles qui emploie entre 10 à 249 salariés. En revanche, les entreprises du BTP  résistent bien aux effets de la crise. Les PME de taille intermédiaire, c’est-à-dire, employant entre 250 et 499 salariés, tirent leur épingle du jeu puisque plus de la moitié des dirigeants de ces PME annoncent qu’ils réussissent, tant bien que mal à maintenir leur niveau d’activité.

Le licenciement : un passage obligé

La crise financière mondiale a été soudaine et lourde de conséquences, notamment pour les petites et moyennes entreprises. Rares sont celles qui s’y sont préparé et qui en ont anticipé les effets: moins de commandes,  le marché devient de plus en plus atone ; bref, l’activité de l’entreprise tourne au ralenti. Pour faire face à la crise, le licenciement économique apparaît comme un passage obligé pour bon nombre de PME. Les plus fragiles ont dû diminuer leur effectif conduisant alors à des millions de personnes au chômage. Pourtant, pour préparer la crise, certaines entreprises ont opté pour la formation au travers d’actions de professionnalisation. En parallèle, un tiers d’entre elles ont connu une diminution de leur chiffre d’affaires par rapport à la période  d’avant crise.

Des PME face au durcissement des conditions bancaires

Pour éviter l’asphyxie, les autorités françaises ont apporté du « cash » ainsi que des fonds propres aux entreprises les plus fragiles en consolidant les dispositifs d’aides aux entreprises et aux banques. Si  ces mesures ont maintenu en survie les « canards boiteux », elles se sont révélés inefficaces et ont davantage aggravé l’endettement des entreprises qui y ont eu recours. Malheureusement, les premiers problèmes de remboursement n’ont pas tardé à apparaître conduisant la plupart des banques à durcir l’accès au crédit. 8 PME sur 10 se voient aujourd’hui refuser leur dossier de demandes de prêt bancaire. Un fait qui a conduit près de la moitié des PME à limiter leurs investissements et leurs demandes de crédit auprès des banques. Ce durcissement se traduit essentiellement par des taux ou des frais très élevés, une hausse de demande de garantie ou encore des montants plus faibles octroyés que ceux demandés.

 Paradoxalement, à l’autre bout de l’échelle économique, on constate au contraire un enrichissement né de la crise chez certaines PME. La volatilité des marchés pendant cette période a été un véritable avantage pour les investisseurs. Bon nombre de PME ont été vendus à très bas prix, justement après le lancement du plan du FMI.

About Paul Henry

Paul Henry est journaliste freelance et écrit pour la presse quotidienne francophone (France, Belgique, Suisse et Canada). Paul henry a 36 ans, et vit près de Paris avec ses trois enfants.
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