PME : Où peut-on aller pour surveiller ses salariés ?

De plus en plus de moyens ont été développés pour surveiller, contrôler et parfois sanctionner les salariés. Si cela est parfois nécessaire, il faut toutefois connaître les limites à ne pas dépasser.

Les dirigeants d’entreprise, ces  « Big brother »

C’est un fait. Les patrons de petites PME sont de plus en plus nombreux à se prendre pour Big Brother. Avec l’essor des nouveaux outils technologiques, les dirigeants d’entreprises peu scrupuleux usent et abusent de leur utilisation pour contrôler les activités de leurs salariés sur leur lieu de travail et souvent, pendant leur temps de travail. On pense notamment au système de filtrage des courriers électroniques, la surveillance des réseaux sociaux… l’utilisation de la géolocalisation, parfois la mise en place de dispositifs biométriques, sans compter le recours au système de vidéosurveillance dans les locaux de l’entreprise, un classique qui ne choque plus personne.

Pas étonnant donc que les business de la surveillance se multiplient. La preuve : la Cnil ou encore la Commission nationale de l’informatique et des libertés révèle qu’un quart des 6000 plaintes reçues en 2011 se sont déroulées dans le milieu professionnel. Chargé de veiller au respect de la vie privée des internautes, cet organisme encadre, avec les textes de loi à l’appui, ce que l’employeur est en droit de faire en matière de surveillance.

Surveiller ses salariés sur internet : les droits et les devoirs du dirigeant d’entreprise

Consultations de courriers électroniques, recherches, participations à des forums de discussions … L’essentiel du travail se fait sur ou via Internet. Malheureusement, son utilisation ne se limite pas seulement au cadre professionnel puisque, dans une journée de 8 heures, les salariés consacreraient plus d’une heure à surfer sur le web à des fins récréatives ! C’est en tout cas ce que démontre une étude réalisée par Olfeo, un éditeur de solutions de sécurité pour Internet. A partir de leur poste de travail, les salariés passent énormément de temps à consulter leurs mails personnels, partager leurs passions sur les réseaux sociaux, faire du tchat, etc. Un fait qui justifie la décision de nombreux employeurs à vouloir pratiquer une surveillance accrue sur les faits et gestes de leurs employés.

Notons que le dirigeant d’entreprise a le droit de limiter l’accès au Web de ses salariés. Premier responsable en cas de pratiques illicites sur Internet commises par ses salariés,  le dirigeant peut ainsi, s’il le souhaite, surveiller si ses employeurs ne surfent pas sur des plateformes illicites. Pour prévenir ce risque, il peut alors interdire la navigation sur des sites de jeux illégaux, de téléchargement de fichiers piratés ou encore des sites cultivant la haine raciale par exemple. Concernant la messagerie, la loi stipule que seuls les mails reçus dans la boîte professionnelle ont un caractère… professionnel. Ce qui veut dire qu’ils peuvent être consultés par l’employeur !

L’obligation de loyauté et de proportionnalité doit toujours être respectée par l’employeur. Dans le cas contraire, il pourrait être poursuivi pour avoir porté atteinte à la vie privée de ses salariés.

About Paul Henry

Paul Henry est journaliste freelance et écrit pour la presse quotidienne francophone (France, Belgique, Suisse et Canada). Paul henry a 36 ans, et vit près de Paris avec ses trois enfants.
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